Cuir d’Ange d’Hermès

Véritable « poème olfactif » inspiré des haïkus japonais dont raffole le parfumeur maison, Jean-Claude Ellena, voici Cuir d’Ange : un jus ultra doux propice aux caresses…

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@ Flair

On reconnaît bien Jean-Claude Ellena dans cette dernière création, Cuir d’Ange, douzième parfum de la collection Hermessences lancée par Hermès en 2004. Une construction directe et sans fioriture, fidèle à la sobriété des autres parfums de la ligne, vrais « poèmes olfactifs » inspirés donc des haïkus japonais adorés du parfumeur. Cuir d’Ange : ce nom est tiré d’une phrase écrite par Jean Giono dans Jean le Bleu, où le narrateur décrit l’atelier de son père cordonnier, fabriquant « des souliers en cuir d’ange pour quelque dieu à mille pieds ». L’inspiration parfaite pour cette nouvelle interprétation olfactive du cuir car Cuir d’Ange parle bel et bien d’une peau. Plutôt du daim délicat dans lequel on taillerait une paire de gants Hermès qu’un cuir lourd et entêtant d’un bon vieux bombers. La peau qu’évoque ce jus précieux (voyez son prix…) a le grain fin, elle est légère et respire la qualité : légèrement florale, généreusement poudrée comme frottée d’iris. Soyeuse, un peu vaporeuse, elle invite au toucher, voire à la caresse. Avec toute la luminosité qui caractérise son travail, le nez Jean-Claude Ellena a réussi à offrir au cuir une facette aérienne, duveteuse comme les ailes d’un ange. Cuir d’Ange – 180 euros les 100 ml.

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